Tous les articles par npa44

RAPPORT DU GIEC SUR LES 1,5 °C : Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits !

Sans surprise, le rapport spécial du GIEC sur le réchauffement de 1,5 °C maximum confirme que les impacts du changement climatique anthropique sont redoutables et ont été sous-estimés, tant sur le plan social que sur le plan environnemental.

Une raison de plus pour participer au rassemblement Climat, ce samedi 13 octobre à 14 h au Miroir d’eau à Nantes.

Le réchauffement de 1 °C que nous subissons déjà suffit à causer des drames importants : vagues de chaleur sans précédent, cyclones ultra-violents, inondations, fonte des glaciers et dislocation des calottes glaciaires. Ces phénomènes donnent la mesure de ce qui nous attend si le réchauffement anthropique n’est pas arrêté au plus vite. La catastrophe n’est plus évitable, mais il reste possible et indispensable de la limiter au maximum.

Continuer la lecture de RAPPORT DU GIEC SUR LES 1,5 °C : Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits !

En images : Rassemblement à Nantes pour défendre les terres de la Zad

200 personnes et une douzaine de tracteurs devant la préfecture de Nantes pour défendre la Zad de NDDL alors que le Copil veut décider de l’attribution des terres.

L’enjeu est de récupérer le maximum de terres agricoles pour les projets de la Zad, plutôt qu’elles servent à l’agrandissement des gros propriétaires terriens, qui ne songent qu’à amortir leur capital de machines agricoles, ou aux « cumulards » qui ont déjà touché les indemnités de l’État pour le projet d’aéroport.

Bocage en péril ! – 12 octobre – Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la Zad

Rassemblement à l’appel de Naturalistes en lutte , association NDDL Poursuivre Ensemble , COPAIN 44, Coordination des organisations pour le soutiens aux projets de la Zad (dont le NPA est membre) , des habitant.e.s et paysan.ne.s de la Zad.

Le 12 octobre prochain à Nantes se tiendra le prochain comité de pilotage sur l’avenir de la ZAD. A cette occasion, nous appelons à un grand rassemblement devant la préfecture de Nantes pour défendre un avenir commun dans le bocage.

Le comité de pilotage, rassemble la chambre d’agriculture, les principaux syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale, confédération paysanne), l’association des agriculteurs historiques impactés (adeca) et celle des agriculteurs compensés après avoir accepté de laisser leur terre pour l’aéroport (Amelaza), des forestiers privés (fransylva), les élus de la CCEG et du Conseil départemental, sous l’égide de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et de la préfecture de Loire-Atlantique. En sont absents une bonne partie des usager.e.s, paysan.ne.s et habitant.e.s du territoire, ainsi que des acteurs.trices du mouvement qui a préservé victorieusement le bocage, entre autres les associations naturalistes. Le comité de pilotage est pourtant censé décider des grandes lignes de l’avenir de la ZAD en matière d’agriculture, d’environnement, d’urbanisme, et d’aménagement du territoire.

En réalité, le comité de pilotage semble vouloir mettre en œuvre une stratégie gouvernementale à courte vue : une grande braderie des terres agricoles et des zones sensibles d’un bien commun arraché à la destruction de haute lutte ! L’Etat cherche à refiler la patate chaude en revendant au plus vite les terres de la ZAD au conseil départemental et aux anciens propriétaires privés.

Pour l’instant, le gouvernement refuse de trancher en faveur de nouvelles installations en agriculture paysanne dans une époque où il faudrait pourtant enfin mettre fin à l’accroissement infini et dévastateur de l’agriculture productiviste. De même, il refuse de reconnaître qu’un habitat auto-construit sur la ZAD est bien moins nocif et beaucoup plus inspirant que les pavillons qui partout prolifèrent. Il fait obstacle à l’idée d’un avenir pour le bocage qui soit construit par ses habitants.e.s ainsi que celles et ceux qui ont lutté pour le défendre ; et non par ceux-là même qui – hier encore – voulaient le détruire pour y construire un aéroport ! Il ne prend pas pour l’instant les dispositions qui permettraient de continuer à préserver la biodiversité exceptionnelle de cette zone humide et à se mettre ici comme ailleurs à la hauteur des enjeux climatiques actuels.

Pour notre part, nous refusons la vision portée jusqu’ici par le COPIL. Si le projet d’aéroport est définitivement mort et enterré ; si ce bocage, ses haies, ses mares, ses prairies et ses forêts sont pour l’instant à l’abri du bétonnage et de la destruction pure et simple,il n’en reste pas moins en péril. Ces terres tout juste sauvées sont plus que jamais menacées par le développement d’une agriculture intensive sur une partie d’entre elles. Elles aiguisent les appétits de ceux qui voudraient agrandir leur ferme, tandis que les projets d’installations signataires de COP, comme les lieux de vie encore debout, restent en sursis !

C’est pourquoi le 12 octobre prochain, nous serons devant la préfecture, pour défendre : -

l’existence d’une paysannerie solidaire et d’une campagne vivante -

la constitution d’une réserve de terres préservées pour qu’elles aillent en priorité à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitation déjà compensées en argent et en terres à l’extérieur. -

la prise en charge par le mouvement et les usager.es du territoire des espaces boisés de la zad avec l’appui du collectif de bûcheron.nes, naturalistes, charpentier.e.s et poètes « abracadabois. » -

le maintien possible d’habitats alternatifs et d’un espace d’expérimentation en ce sens. -

la poursuite de ce qui s’est vécu et construit sur la ZAD en terme de rapport au collectif et au partage, aux créations culturelles et sociales et aux liens avec d’autres terrains de résistances. -

l’idée d’un bocage comme bien commun à préserver.

Il nous a fallu quarante ans pour enterrer définitivement le projet d’aéroport, la perspective d’une nouvelle lutte de longue durée pour un avenir commun dans le bocage n’entamera pas notre détermination !

La Base n°1 – bulletin unitaire de Saint-Nazaire

A la suite du Forum Social du 13 mai et de la Marée populaire du 26 mai dernier, ce bulletin unitaire est lancé à l’initiative de militant-e-s politiques, syndicalistes et associatifs qui souhaitent – sans renoncer à leurs identités – dépasser les clivages, partager leurs expériences et leurs idées pour combattre ensemble le gouvernement. Nous avons commencé à le faire depuis plusieurs mois et nous voulons aller plus loin avec LA BASE.

Lire en La Base n°1 en PDF

POURQUOI UNE NOUVELLE PUBLICATION ?

Continuer la lecture de La Base n°1 – bulletin unitaire de Saint-Nazaire

MigrantEs : à Rennes, à Nantes, toujours la lutte !

Comme dans de nombreuses villes aux quatre coins du pays, les actions de solidarité avec les migrantEs se sont multipliées ces dernières semaines à Rennes et à Nantes.

À Rennes, rentrée précoce sur le front de la solidarité : dès le 20 août, un rassemblement avait lieu pour protester contre la mise à la rue de dizaines de familles de migrantEs, dont certaines avaient été hébergées en 2016 par nos soins au squat de la Poterie, puis prises en charge par la préfecture ou la mairie.

Actions et occupations en chaîne

Le 12 septembre, avec le Collectif de soutien aux personnes sans papiers (CSP), nous occupons le Centre régional d’information jeunesse (CRIJ), avec 4 familles à la rue (11 enfants). Dans la soirée, le préfet décide de faire évacuer un campement dans un parc. Les migrantEs laissés sur le trottoir rejoignent l’occupation, et voilà donc près de 60 personnes au CRIJ ! Le lendemain, la mairie décide d’ouvrir un gymnase, mais seulement pour les familles avec enfants. En assemblée générale, avec une centaine de personnes, les associations (CSP, Un toit c’est un droit) et l’interorgas, nous refusons le tri des migrantEs, alors nous restons au CRIJ… De nouvelles familles arrivent, que la mairie refuse dans un premier temps, avant, face à notre détermination, d’accepter de les prendre au gymnase.

Le samedi, journée du patrimoine, nous quittons le CRIJ et manifestons sur plusieurs sites rennais, ouverts à la visite – mais pas à nous ! – et terminons notre périple par la cathédrale, d’où nous sommes virés par la police ! Heureusement, la solidarité active de la FSU nous permet de passer un week-end en sécurité dans ses locaux.

Dès le lundi, nouvelle occupation – le Théâtre national de Bretagne (TNB), à l’occasion de la projection du film Libre – qui nous accueille pour trois jours. Nous obtenons encore la prise en charge des nouvelles familles par la mairie et, pour la première fois, la préfecture accepte de prendre en charge 5 demandeurEs d’asile. À l’heure où ces lignes sont écrites, nous restons mobiliséEs avec la douzaine de célibataires qui occupent actuellement la Maison de la consommation et de l’environnement (MCE)…

La lutte paye

En dix jours, c’est ainsi l’hébergement de plusieurs dizaines de personnes que nous avons obtenu, dont un grand nombre de demandeurEs d’asile – que l’État a l’obligation légale de loger, mais la préfecture rechigne et invente de nouveaux critères (seuls les demandeurEs d’asile en première instance sont acceptés) – et toutes les familles avec enfants – que la mairie s’est engagée à ne jamais laisser à la rue. Il est clair que la mobilisation, impulsée par le CSP de Rennes, à laquelle participent nombre de militantEs et d’organisations dont le NPA, a été un puissant accélérateur : la lutte paye !

À Nantes, c’est le tribunal administratif qui ordonne la prise en charge des 698 migrantEs contraintEs de survivre depuis plusieurs semaines dans un campement de fortune, en pleine ville – ironie mordante de l’histoire, juste en face du mémorial de la traite négrière. Le tribunal administratif demande à l’État de remplir ses obligations d’accueil des demandeurEs d’asile, et à la mairie de mettre à disposition des gymnases pour assurer leur accueil temporaire…

À Rennes comme à Nantes, la conclusion est qu’il faudra bien en venir à la liberté de circulation et d’installation, seule solution réaliste pour en finir avec le danger mortel des passages clandestins et l’obligation faite aux migrantEs de vivre dans des conditions indignes !

Correspondant

Article paru dans L’Anticapitaliste, hebdomadaire du NPA

https://npa2009.org/actualite/politique/migrantes-rennes-nantes-toujours-la-lutte

MigrantEs : à Rennes, à Nantes, toujours la lutte !

Comme dans de nombreuses villes aux quatre coins du pays, les actions de solidarité avec les migrantEs se sont multipliées ces dernières semaines à Rennes et à Nantes.

À Rennes, rentrée précoce sur le front de la solidarité : dès le 20 août, un rassemblement avait lieu pour protester contre la mise à la rue de dizaines de familles de migrantEs, dont certaines avaient été hébergées en 2016 par nos soins au squat de la Poterie, puis prises en charge par la préfecture ou la mairie.

Actions et occupations en chaîne

Continuer la lecture de MigrantEs : à Rennes, à Nantes, toujours la lutte !

À Saint-Nazaire, un nouveau bulletin unitaire anticapitaliste, écologique et social

Ce bulletin unitaire est lancé à l’initiative de militant-e-s politiques, syndicalistes et associatifs qui souhaitent – sans renoncer à leurs identités – dépasser les clivages, partager leurs expériences et leurs idées pour COMBATTRE ENSEMBLE LE GOUVERNEMENT.

LA BASE C’EST VOUS !

Ce bulletin rendra compte des résistances sociales sur Saint-Nazaire et sa région.

Il est ouvert à tou.te.s, engagé.e.s dans le combat contre la dictature de la finance, pour une société respectueuse de la planète, libérée de l’exploitation, et de la guerre.

AU SOMMAIRE DE CE PREMIER NUMÉRO : Macron nuit gravement à la santé – L’hôpital au bord de l’asphyxie – Morceaux d’histoire de Saint-Nazaire – Après la Fête de l’Huma – Alternatiba : Plus chauds que le climat ! – Manifestation pour la paix le 14 octobre 2018 – et de nombreuses infos locales !

SOIRÉE DE LANCEMENT

VENDREDI 28 SEPTEMBRE 19 H PLACE DU COMMANDO

VENEZ NOMBREUX !

Pour nous contacter :

labase44@riseup.net/

https://labase44.wordpress. com/

Migrants à Nantes : manifester pour la liberté de circulation et d’installation

Depuis un an à Nantes, le mouvement de solidarité avec les migrant-e-s s’étend, en lutte permanente avec les pouvoirs publics quelqu’ils soient.

Après un été d’occupation du centre ville, la mise à l’abri dans des gymnases ne réglera pas les problèmes des migrants, en particulier de celles et ceux sans papiers ou « dubliné-e-s ».

C’est pourquoi les militant-e-s du NPA appellent à manifester ce samedi 22 septembre, à 15H square Daviais à Nantes (en face de la place du Commerce), pour exiger le droit inconditionnel des migrants à circuler, à s’installer, à vivre dignement.

La ZAD vit et vivra. Poursuivons notre soutien les 29 et 30 septembre à NDDL

Communiqué de presse collectif signé par : Attac, CANVA, Droit au Logement, Ensemble, Halem, MIRAMAP, NPA, Union Syndicale Solidaires.
le 17 septembre 2018

La très belle victoire collective qu’a représentée l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été obtenue par un mouvement offensif et massif.

Nous, organisations signataires, avons tout au long de cette lutte soutenu le refus de la bétonisation et du réchauffement climatique, la défense des terres nourricières et la bio-diversité, les expérimentations d’une économie non-marchande, solidaire dans le partage des compétences et des fruits du travail collectif.

Immédiatement après l’annonce de l’abandon, la volonté revancharde de l’État s’est manifestée par une agression militaire massive inouïe, en particulier sur les habitats, les jardins, pour obtenir, non pas comme invoqué le « retour à l’État de droit » mais la disparition pure et simple de tout ce que la ZAD a représenté d’espoir. Face aux menaces, il faut impérativement empêcher de nouvelles expulsions/destructions. Le dépôt avant l’été de projets soigneusement imbriqués et la signature d’un premier lot de conventions précaires a limité les dégâts et permis provisoirement le maintien de lieux de vie et d’activités.

Un Comité de pilotage début octobre se prononcera sur des renouvellements de conventions et prendra position sur des projets non encore examinés. C’est plus que jamais le moment de réaffirmer que les terres libérées par l’abandon, qui excitent tant de convoitises obsédées par un productivisme destructeur, doivent continuer à être prises en charge par des entités collectives diverses.

Nous soutenons la volonté du mouvement de défendre « le bocage et ses mondes », une culture paysanne en prise avec l’expérience des naturalistes en lutte, l’usage partagé des espaces boisés, la possibilité d’habitats auto-construits de très faible emprise écologique et plus généralement de mode de vie plus solidaires et moins destructeurs.

Face au gouvernement et au nouveau Copil, nous appelons nos adhérent·e· et sympathisant·e·s à participer massivement au rassemblement « Terres Communes » des 29 et 30 septembre sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Et pour faire suite aux mobilisations de la journée du 8 septembre « Dans nos rues pour le climat », nous appelons les citoyennes et les citoyens à faire des 29 et 30 septembre une nouvelle journée de mobilisation pour le climat, pour la préservation des terres agricoles et pour la pérennité des différents projets sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Plus d’infos (appel et le programme) sur  : https://zad.nadir.org/spip.php?article6048

Contacts : reclaimthezad@riseup.net

Organisations signataires :
Attac ; CANVA ; Droit au Logement ; Ensemble ; Halem ; MIRAMAP ; NPA ; Union Syndicale Solidaires

LOI « ASILE ET IMMIGRATION » : à propos du vote de Mme Dufeu Schubert

COMMUNIQUE DE PRESSE du 09/08/18 du Collectif « Uni-e-s Contre une Immigration Jetable » de la région nazairienne

La loi Asile-Immigration vient d’être définitivement adoptée à l’Assemblée Nationale le 1er août 2018.

A cette occasion, la position de Madame Audrey DUFEU SCHUBERT, députée de la circonscription, nous est enfin connue.

Mme Dufeu Schubert a voté POUR, POUR une loi qui aggrave la politique gouvernementale de migrations, politique que nous dénonçons, à l’instar des centaines d’associations et collectifs réunis dans les États Généraux des Migrations, experts de la question des migrations.

Madame la députée a donc pris clairement position, sans doute convaincue par les arguments du Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur la priorité à donner aux contrôles et au fichage aux mépris du droit, droit d’asile et droits humains, par différentes dispositions telles :

  • L’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours y compris pour les familles accompagnées d’enfants mineurs,
  • Jusqu’à quatre jours laissés au juge des libertés et de la détention pour intervenir après un placement en centre de rétention,
  • La réduction du délai pour déposer une demande d’asile,
  • L’absence de recours suspensif pour les personnes originaires d’un pays dit « sûr » qui demandent l’asile, pour celles qui demandent un réexamen ou qui sont considérées comme présentant un trouble grave à l’ordre public,
  • La systématisation des mesures de bannissement et la multiplication de mesures de surveillance à l’encontre des personnes étrangères,
  • La banalisation des audiences par visio-conférence,
  • La complexification de la procédure de reconnaissance de filiation et le durcissement de l’accès à un titre de séjour pour les parents d’enfants français,
  • Le durcissement sans précédent de l’accès à la nationalité française pour les jeunes né·e·s à Mayotte,
  • Le fichage des mineur·e·s isolé·e·s étranger.e.s,
  • La possibilité pour les préfectures de passer outre les avis médicaux dans le cadre de la procédure de régularisation pour raisons de santé.

Pour le Collectif UCIJ, la politique concernant les migrations ne peut se résoudre à des chiffres car derrière les chiffres, ce sont des êtres humains, des femmes, des hommes, des enfants !

Seule une politique ambitieuse et généreuse d’Accueil et de Solidarité est efficace pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Le collectif « Uni⋅e⋅s Contre l’Immigration Jetable » région nazairienne composé de
Citoyennes, Citoyens et organisations :

Artisans du Monde, ATTAC, CCFD, Comité Solidarité-Palestine, Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, EELV, FCPE, Femmes Solidaires, Fraternité protestante, FSU, LDH, LO, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Pastorale des Migrants, PCF, PG