LOI « ASILE ET IMMIGRATION » : à propos du vote de Mme Dufeu Schubert

COMMUNIQUE DE PRESSE du 09/08/18 du Collectif « Uni-e-s Contre une Immigration Jetable » de la région nazairienne

La loi Asile-Immigration vient d’être définitivement adoptée à l’Assemblée Nationale le 1er août 2018.

A cette occasion, la position de Madame Audrey DUFEU SCHUBERT, députée de la circonscription, nous est enfin connue.

Mme Dufeu Schubert a voté POUR, POUR une loi qui aggrave la politique gouvernementale de migrations, politique que nous dénonçons, à l’instar des centaines d’associations et collectifs réunis dans les États Généraux des Migrations, experts de la question des migrations.

Madame la députée a donc pris clairement position, sans doute convaincue par les arguments du Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur la priorité à donner aux contrôles et au fichage aux mépris du droit, droit d’asile et droits humains, par différentes dispositions telles :

  • L’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours y compris pour les familles accompagnées d’enfants mineurs,
  • Jusqu’à quatre jours laissés au juge des libertés et de la détention pour intervenir après un placement en centre de rétention,
  • La réduction du délai pour déposer une demande d’asile,
  • L’absence de recours suspensif pour les personnes originaires d’un pays dit « sûr » qui demandent l’asile, pour celles qui demandent un réexamen ou qui sont considérées comme présentant un trouble grave à l’ordre public,
  • La systématisation des mesures de bannissement et la multiplication de mesures de surveillance à l’encontre des personnes étrangères,
  • La banalisation des audiences par visio-conférence,
  • La complexification de la procédure de reconnaissance de filiation et le durcissement de l’accès à un titre de séjour pour les parents d’enfants français,
  • Le durcissement sans précédent de l’accès à la nationalité française pour les jeunes né·e·s à Mayotte,
  • Le fichage des mineur·e·s isolé·e·s étranger.e.s,
  • La possibilité pour les préfectures de passer outre les avis médicaux dans le cadre de la procédure de régularisation pour raisons de santé.

Pour le Collectif UCIJ, la politique concernant les migrations ne peut se résoudre à des chiffres car derrière les chiffres, ce sont des êtres humains, des femmes, des hommes, des enfants !

Seule une politique ambitieuse et généreuse d’Accueil et de Solidarité est efficace pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Le collectif « Uni⋅e⋅s Contre l’Immigration Jetable » région nazairienne composé de
Citoyennes, Citoyens et organisations :

Artisans du Monde, ATTAC, CCFD, Comité Solidarité-Palestine, Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, EELV, FCPE, Femmes Solidaires, Fraternité protestante, FSU, LDH, LO, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Pastorale des Migrants, PCF, PG

Communiqué du NPA. Chantier Naval de Saint-Nazaire : la « nationalisation temporaire » n’est qu’une étape de la vente à Fincantieri

Communiqué du NPA, Saint-Nazaire, le 18 juillet 2018

Ce 11 juillet 2018, l’annonce de la reprise des parts coréennes de STX par l’APE, agence de l’Etat est la mise en oeuvre de choix financiers et judiciaires pris début 2017 avec la désignation de la société italienne Fincantieri comme repreneur de STX par le tribunal de commerce de Séoul ( suite d’une longue série de reprises (Alsthom, norvégien Aker Yard, Sud Coréen STX).

En fait de « nationalisation temporaire » (annoncé en mai 2017 par Macron lors de son déplacement à Sant Nazer -le premier en région-), c’est une nouvelle étape de la vente à Fincantieri. En début 2019, avec 51% des parts, Fincantieri sera le maître.

Quand aux « intérêts stratégiques de la France », ils devront s’accomoder de la politique des dirigeants de Fincantieri, hors des règles de l’industrie navale mondiale. Leurs nombreuses affaires en justice devraient alerter notre Jupiter éclairé et tous les collaborateurs dans ce montage financier.

Pour le NPA, la pérennisation de la Navale en France passe plus que jamais par la nationalisation sans indemnité ni rachat et par un statut unique de tous et toutes les salarié-es.

Comité NPA Sant Nazer et Presqu’île

Communiqué du NPA. À Nantes, la police tue ! Justice pour Bubakar !

Mardi 3 juillet, vers 20h30, Bubakar, 22 ans, a été abattu froidement dans le quartier du Breil à Nantes lors d’un contrôle de police.

Le policier a touché la gorge, tranchant la carotide; le jeune est mort peu avant minuit suite à ses blessures. En contradiction avec les témoignages, la police met en avant son droit de « légitime défense », ce qui justifierait le fait qu’il n’y ait pas eu de sommations.

Trois quartiers populaires – le Breil, les Dervallières et Malakoff – ont ensuite été le théâtre d’affrontements avec la police, suscités par une colère qui dépasse largement le quartier où a eu lieu le drame.

Ce crime d’État vient allonger la longue liste des victimes des violences policières commises dans les quartiers populaires. Zied et Bouna, Adama, Théo… on ne compte plus les violences infligées aux habitantEs des quartiers, qui sont les plus touchés par la précarité, le chômage, les politiques anti-sociales conjuguées aux politiques sécuritaires.

Des quartiers où les populations racisées subissent une politique de répression spécifique, qui va des contrôles abusifs, provocations, insultes et humiliations aux tirs à balles réelles.

Dans ce contexte, l’élargissement de la légitime défense a conduit à un véritable permis de tuer, encouragé depuis plus de 20 ans par des politiques sécuritaires renforçant l’armement de la police.

Il faut exiger la justice et la vérité pour Bubakar et toutes les victimes de violences policières restées impunies.

Mais au delà, il faut mettre fin au quadrillage systématique, véritable contrôle social des quartiers populaires, imposer le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux, à savoir la BAC ou les Brigades spécialisées de terrain (BST), intervenant et réprimant brutalement dans les quartiers populaires.

Nantes, Montreuil, le 4 juillet 2018

Soutien à deux universitaires nantais menacés de sanctions disciplinaires : une pression inacceptable contre les étudiant.e.s et enseignant.e.s mobilisé.e.s contre la sélection à l’Université

Communiqué du NPA. Nantes, le 6 juin 2018

Deux enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes sont menacés de sanctions disciplinaires. L’un d’eux est déjà suspendu de l’ensemble de ses fonctions jusqu’en octobre prochain.

La présidence de l’Université prétend, plaintes pénales à l’appui, que les deux enseignants-chercheurs auraient agressé des membres du personnel administratif, le 18 mai dernier. L’un comme l’autre récusent ces accusations.

Ils sont ainsi mis en cause pour leur présence lors d’événements survenus, à l’occasion de la tenue d’examens sur le campus, dans un contexte de mobilisation. Des étudiant.e.s refusant la saisie de leur carte d’étudiant.e au début de l’épreuve, décident, après l’annulation de celle-ci, de demander des explications aux membres du personnels chargés de l’organisation des examens. Les deux universitaires, bien loin de participer à une prétendue agression, se sont efforcés d’apaiser la situation, alors que le ton montait entre les étudiants légitimement en colère et les membres du personnels qui n’étaient pas responsables de cette situation, contribuant ainsi à éviter une intervention de la police.

Si l’accusation d’agression est manifestement infondée et contraire à la réalité des faits, elle répond à un objectif politique de la part de la présidence de l’Université de Nantes : sanctionner deux enseignants-chercheurs notoirement mobilisés aux côtés de leurs étudiant.e.s contre la loi ORE, visant à introduire une sélection à l’entrée à l’Université. Et ainsi faire pression sur toutes celles et tous ceux, nombreux.ses, qui refusent d’accepter le tri social des étudiant.es.

Le NPA apporte son plus vif soutien aux deux enseignants-chercheurs injustement mis en cause, et souhaite que l’esprit de justice prévale et permette à ces universitaires d’être rétablis dans leurs fonctions et dans leur dignité.

Cette affaire constitue une répression totalement inacceptable de la légitime mobilisation d’une part importante de la communauté universitaire contre la politique du gouvernement Macron. A l’Université comme ailleurs, nous ne nous laisserons pas intimider.

Non aux sanctions, à bas la sélection ! Soutien aux universitaires injustement accusés !

En images : vague populaire de 6000 personnes à Nantes

Marée populaire et vague de grèves contre Macron : le 26 mai dans la rue et après on continue

Les militant-e-s du NPA de Nantes et Saint Nazaire appellent à manifester ce samedi 26 mai à Nantes et Saint-Nazaire, pour une « Marée populaire » contre le gouvernement et le patronat.

A Nantes au Miroir d’eau (Château des Ducs) 13H pique-nique et à 14H30 manifestation à l’appel de ATTAC 44, Alternatiba Nantes, Alternative libertaire Nantes, CGT 44, comité 5 mai Nantes, collectif Santé 44, Collectif STOP CETA 44, comité Bure Nantais, DAL 44, EELV 44, Ensemble 44, France Insoumise 44, FSU 44, Gauche Démocratique et Sociale 44, GIGNV , Génération.s 44, Jeunes Générations 44, Jeunes France Insoumise 44, NPA 44, PCF 44,Place au peuple 44, Solidaires 44, SGL 44, Sortir du nucléaire Pays Nantais, Union Démocratique Bretonne, UNEF Nantes. Tract en PDF (Facebook : https://www.facebook.com/events/442284296219016/)

A Saint-Nazaire place de l’Amérique Latine : 13H pique-nique, 15H « manifestive » à l’appel de Attac, CGT, Solidaires, PCF, FI, NPA, Générations, EELV, Afsan…
(Facebook : https://www.facebook.com/events/409950709474196/) Continuer la lecture de Marée populaire et vague de grèves contre Macron : le 26 mai dans la rue et après on continue 

Notre-Dame-des-Landes : continuer à cultiver le champ des possibles

Entre deux interventions policières, la Zad continue à vivre, à tisser les solidarités et négocier son avenir.
Cet article a été rédigé avant qu'un jeune manifestant soit grièvement blessé, le 22 mai, par l'explosion d'une grenade.

Le dimanche 20 mai résonnaient sur la Zad les chants et les cris des chantiers collectifs : 600 personnes venues en renfort pour semer, planter, nettoyer, reconstruire. Même l’hélicoptère de la gendarmerie s’était fait discret. Après une nouvelle semaine d’intervention policière massive, la vie reprend : « Flics ou pas, il faut semer, soigner les bêtes, tenir les lieux publics. Si une certaine hésitation se fait parfois sentir au moment de mettre les graines en terre, elle est vite balayée par cette certitude que les blindés n’ont su faire vaciller : nous resterons là. » Car celles et ceux qui ont été expulsés n’ont pas quitté la Zad pour autant. D’occupantEs contre le projet d’aéroport, ils et elles sont depuis longtemps ­devenues habitantEs de la Zad.

Une situation contrastée

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Le monde des grands projets et ses ennemis

Un essai politique qui arrive fort à propos, à l’aube de ce mois de mai si prometteur.
À l’heure de la tentative de démantèlement de la ZAD de Notre-Dame-des Landes et des jérémiades indignées des pourfendeurs du Black Bloc et des cortèges de tête, Serge Quadruppani nous invite à nous interroger sur l’expression nouvelle et hétéroclite de nos révoltes, et sur les nouvelles pratiques révolutionnaires.

Vers une nouvelle critique des rapports d’exploitation

Loin des sociologues et politologues de salon, ainsi que des « journalistes » faiseurs d’opinion, Serge est avant tout un activiste « qui réfléchit » et nous fait réfléchir. Continuer la lecture de Le monde des grands projets et ses ennemis