Archives par mot-clé : grève

 Contre Macron et son monde, construisons les luttes et les convergences

Les « conclusions » du grand blabla de Macron sont prévues pour le mois d’avril. Mais on sait déjà qu’elles ne répondront en rien à nos exigences démocratiques, de justices sociales et climatiques. Les mobilisations sociales, des Gilets Jaunes et pour le climat sont plus que jamais nécessaires.

Ce gouvernement libéral se fout de nos conditions de vie, de travail ou de chômage subi, d’étude ou de la situation des retraité·e·s. On a pu le voir dans le cas de l’usine Blanquefort, où un Plan de « Sauvegarde » de l’Emploi va licencier 870 personnes. Alors que Ford fait des profits, l’Etat refuse d’imposer quoi que ce soit à la multinationale, et de réquisitionner l’usine pour réindustrialiser le site sous contrôle des salarié·e·s. Les propositions de LREM, parti au pouvoir, ne feront qu’aggraver notre situation : casser les retraites, privatiser Aéroports de Paris, casser la formation des enseignant·e·s, supprimer des postes dans les services publics…

Le gouvernement n’a qu’une seule réponse : la répression

Depuis de nombreuses années le mouvement social, comme les quartiers populaires, subit de plus en plus fortement la répression policière et judiciaire. A la crise politique déclenchée par le mouvement des Gilets Jaunes, plutôt que de répondre aux revendications de justices fiscales (à commencer par le rétablissement de l’ISF et la fin de la TVA), le gouvernement a préféré accentuer encore la répression. On compte des centaines de blessé·e·s et des dizaines de mutilé·e·s, dont plusieurs journalistes. La loi dite « anti-casseur » proposée par la droite et soutenue par le gouvernement, est une loi liberticide qui est décriée jusque dans les propres rangs des député·e·s de la majorité, et qui va encore réduire nos moyens de manifester, de contester, de revendiquer.

Faisons converger nos colères

Mais des résistances existent, partout. C’est notamment le cas des enseignant·e·s en Loire-Atlantique en mobilisation depuis 15 jours contre les réformes du bac, du lycée, Parcoursup et la loi « pour une école de la confiance ». C’est un mouvement auto-organisé en Assemblé Générale, ou les salarié·e·s en lutte décident de leurs moyens d’actions. Et ce mouvement est pensé avec les usagers, élèves et parents d’élève, directement touché·e·s par les réformes.

Ça bouge aussi dans la santé, contre les politiques d’austérité qui touchent aussi bien les personnels que les malades. Plusieurs Ehpad et hôpitaux psychiatriques notamment sont en lutte. Ce 21 mars sera l’occasion d’un printemps de la psychiatrie avec une grande mobilisation sur Paris.

Un mouvement d’ensemble pour prendre nos affaires en main

D’autres luttes sociales existent. Elles sont à mettre en lien avec les luttes démocratiques, écologistes, féministes, antiracistes, … Car c’est toutes et tous ensemble que nous pourrons bâtir un monde plus juste, où la solidarité supplante les rapports de domination et la course aux profits. Cette seule journée de grève du 19 mars ne suffira pas. Mais elle peut être un premier point d’appui. Contre Macron et son monde nous devons nous réunir, rassembler dans nos quartiers et nos entreprises, nos associations et nos syndicats, avec les Gilets Jaunes, pour discuter et nous organiser, préparer la lutte et gagner !

Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics !

Nous reprenons en Loire-Atlantique la tribune unitaire, en défense des services publics et en soutien à la grève des cheminot-es, signée par 12 organisations de gauche.

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées. Continuer la lecture de Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics !

A Nantes, les éboueurs en grève pour leurs conditions de travail

Les éboueurs sont en grève reconductible à Nantes. Car six semaines d’action n’ont pas suffi à démontrer la duperie de Nantes-Métropole : sous prétexte de sécurité, elle veut supprimer du personnel et aggraver encore des conditions de travail désastreuses.

A Nantes comme dans beaucoup de villes, les « boueux », comme les appellent affectueusement la population, travaillent en « fini-parti ». Une organisation qui permet
d’accélérer la collecte en permettant aux éboueurs de terminer leur journée dès leur tournée. « Ces cadences et ces rythmes ont des impacts sur la santé des personnels que le départ avant l’heure permettait de compenser un peu » témoignent les syndicalistes de la CGT. Continuer la lecture de A Nantes, les éboueurs en grève pour leurs conditions de travail

Pour le retrait du projet de loi travail : tous et toutes en grève et dans la rue le 31 mars

affiche-code-du-travailAprès la forte mobilisation du 9 mars qui a rassemblé près de 500 000 manifestants, jeunes, salariés, privés d’emploi, retraités, le mouvement s’est ancré dans la jeunesse lors des journées nationales de mobilisation des 17 et 24 mars.

De plus en plus de lycées sont touchés par la mobilisation, tout comme beaucoup d’universités. La preuve, s’il en fallait encore, que malgré tout ce que peut raconter le gouvernement, malgré les tentatives multiples de répression du mouvement (violences policières, arrestations de manifestants, fermetures de certaines universités), la loi El Khomri sur le travail continue de semer la colère dans la jeunesse et le monde du travail. Comme le crient les jeunes dans les manifs, cette loi doit finir à la poubelle !

Manifestations  Jeudi 31 mars

  • à Nantes à 10h30 place du Commerce
  • à Saint-Nazaire à 10h30 place de l’Amérique latine
  • à Ancenis à 10h30 station Esso RD 723
  • à Châteaubriant à 10h30 Théâtre de Verre

Beaucoup de bruit pour moins que rien

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Des mobilisations qui réchauffent le climat social

Tract du NPA Nantes, distribué à Arcelor Basse-Indre le 20 mars
tract arcelor 20032015DES MOBILISATIONS QUI RÉCHAUFFENT LE CLIMAT SOCIAL…
CONTRE LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ET DU PATRONAT !

A La Poste, dans les hôpitaux, ou à Sanofi, comme dans bien d’autres entreprises, des salariés refusent de subir sans réagir les coups portés par leurs directions. Des grèves contre des projets de réorganisation, pour l’augmentation des salaires, l’arrêt de la dégradation des conditions de travail, se multiplient en ce moment dans le pays.

Débrayages et grèves pour les salaires…

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Airbus : mobilisations à Nantes et Saint-Nazaire

Avion Airbus A380, exposé au salon du Bourget 2009. Un échantillon des profits d’Airbus… Photothèque Rouge / THOMAS MITCH

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 7 % et un résultat net en hausse de 68 %, Airbus pète la santé…

Le groupe Airbus aussi : CA +5 %, résultat net +54 %. Du coup, bien sûr, le cours de l’action s’envole : elle était le 10 mars à 59 euros, contre 41,35 euros le 1er janvier ! Mais pour la direction, cela ne suffit pas, et, sous prétexte de compétitivité, elle est passée à l’offensive contre les salariéEs.

Des modifications d’horaires ont été annoncées à celles et ceux qui sont en 2×9. Y sont inclues l’augmentation du temps de présence sur le site et la limitation de la plage horaire d’arrivée et de départ, qui leur permettait de mieux organiser leur quotidien. Les ingénieurs et cadres au forfait jour ne sont pas épargnés, et une augmentation de leurs jours travaillés est actuellement en négociation.

Les débrayages continuent

La bonne nouvelle, c’est que les travailleurEs des établissements d’Airbus de Nantes et de Saint-Nazaire ne se laissent pas faire. Suite à une consultation initiée par la CGT et la CFDT sur les sites, ils et elles se sont majoritairement prononcés contre la modification de leurs horaires, et ont organisé des débrayages massifs.

À Nantes, plus de 700 salariéEs ont participé aux débrayages depuis le 27 février, et ça continue. Idem à Saint-Nazaire : plus de 700  salariéEs ont participé aux premiers débrayages avec le soutien de la CGT seule, la CFDT s’étant vite retirée. Mieux, sur ce site, la direction a commencé à essayer de négocier.

Si l’expérience de Nantes et Saint-Nazaire inspire les salariéEs de tous les sites d’Airbus et s’intensifie, les projets de la direction pourraient bien échouer.

CorrespondantEs
article paru dans l'hebdomadaire du NPA : Hebdo L'Anticapitaliste - 281 (18/03/2015)

« Le poing levé », chant de lutte des Seita

Les Seita en lutte contre la fermeture de leur usine portent leur message en manifestations, en slogans, en interpellations, en blocages, en occupations, mais aussi en rap.

Ils rappent le sacrifice de leurs emplois et de leurs famille par Imperial Tobacco, le crime de leurs actionnaires, le silence assourdissant des ministres, la complicité et la corruption du Parti socialiste. Ils rappent leur lutte, leurs actions, leur exigence « de dignité, de justice et d’unité ». Ils rappent en hommage aux six grévistes de la faim, qui ont mis chacun leur santé en danger par solidarité.

Paroles, musique et clip par les salarié-e-s de la Seita.

« A tous les salariés de la Seita Carquefou qui ont lutté pour la sauvegarde de leurs emplois. » Seita Carquefou, octobre 2014
Paroles :
Allez c’est parti
Faut qu’on t’annonce la couleur
Besoin de cracher la colère
Envers la délinquance financière
Tout a commencé
Par un bruit de couloir
Une fuite, une rumeur
Et puis un cri de désespoir

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