Archives pour la catégorie actualité locale

Des expériences concrètes de solidarité avec les migrantEs : à Nantes, une dimension militante novatrice

Les actions en faveur des migrantEs ont une longue histoire à Nantes, mais l’expulsion, à la rentrée 2017 des anciens locaux des Beaux-Arts, a non seulement favorisé une exposition au grand jour d’une situation humanitaire infernale, mais aussi de nouvelles pratiques, de nouveaux réseaux qui sont venus se superposer aux solidarités plus anciennes du tissu associatif.

Centrée au départ sur l’occupation de lieux, la lutte des migrants et de leurs soutiens a vite intégré toutes les dimensions nécessaires à leur installation.

Main de fer contre mains tendues

Trois moments clé ont donné à la lutte une image particulière, mêlant occupations, activités de soutien et expulsions. L’occupation du campus a rendu visible la question et a permis que s’agglomèrent de nouveaux soutiens, dans la jeunesse et les milieux syndicaux. Suite à l’expulsion après un trimestre d’occupation des locaux universitaires de la Censive, un ancien Ehpad était occupé.  Continuer la lecture de Des expériences concrètes de solidarité avec les migrantEs : à Nantes, une dimension militante novatrice 

La possibilité du fascisme – débat avec Ugo Palheta le 27 novembre

Débat avec Ugo Palheta
MARDI 27 NOVEMBRE 20H30
SALLE DE LA MÉDIATHÈQUE
15 Rue de l’Héronnière, Nantes
(Tram ligne 1, arrêt « Médiathèque »)

Mouvement réactionnaire contre l’égalité des droits ; migrants enlevés et tabassés à Calais ; large diffusion de thèses réactionnaires, xénophobes, islamophobes et sexistes ; violences policières impunies ; manifestations interdites ; scores inégalés du Rassemblement National aux élections… Est-ce un néofascisme, sous des formes nouvelles, qui s’annonce ?

Le fascisme apparait comme impossible en France. Mais les politiques imposées ces dernières années – racistes, autoritaires, ultralibérales – ne sont-elles pas le meilleur terreau sur lequel pourrait s’appuyer la bête immonde ?

Le NPA vous propose de venir en débattre autour du livre d’Ugo Palheta, sociologue, auteur du livre « La Possibilité du fascisme. France, la trajectoire du désastre ».

Pour construire ensemble un nouvel antifascisme, capable de mener de front le combat contre l’extrême droite et contre les politiques destructrices qui favorisent son ascension.

Événement Facebook :
https://www.facebook.com/events/2185345528457736/
Page du NPA contre l’extrême-droite :

http://www.tantquillefaudra.org/
https://www.facebook.com/tantquillefaudra/

Interview de Ugo Paletha sur le site du NPA

« Ce qui rend le fascisme possible, c’est une crise d’ensemble des médiations politiques, idéologiques et institutionnelles »

Entretien. À l’occasion de la sortie de son livre la Possibilité du fascisme (éditions la Découverte), nous avons rencontré Ugo Palheta.

Ton livre s’intitule la Possibilité du fascisme. Avant toute chose, pourrais-tu nous préciser ce que tu entends par « fascisme » ? Il y a un enjeu de définition important autour de cette notion, qui a des conséquences pour l’analyse… et la pratique.

Le fascisme comme régime désigne un pouvoir capitaliste en ce sens qu’il sert les intérêts des fractions du grand capital industriel et financier, mais un pouvoir capitaliste d’un genre particulier puisqu’entre autres choses il ne cherche pas à intégrer mais à annihiler totalement le mouvement ouvrier. Mais même si le fascisme a évidemment besoin du soutien de la classe dominante pour parvenir au pouvoir, en particulier à travers des alliances passées avec ses représentants politiques, on ne comprend rien à la manière dont il se développe comme mouvement si on s’imagine qu’il n’est qu’un jouet dans les mains de la bourgeoisie. Dans toute sa période d’ascension, le fascisme conquiert une audience de masse en obtenant des soutiens venant de toutes les classes sociales, même si son cœur sociologique se situe au sein de la petite lire la suite

En vidéo : interview de Ugo Palheta sur le site Regards

Partout dans le monde au Brésil, en Italie, en Inde, aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Israël, la tentation de l’extrême droite est de plus en plus présente. Le sociologue, Ugo Palheta, auteur de « La possibilité du fascisme » (Editions La Découverte) est l’invité de #LaMidinale.

Interview de Ugo Palheta dans l’Humanité
UGO PALHETA « LE NI DROITE NI GAUCHE N’OPÈRE QUE SI LA GAUCHE GOUVERNE À DROITE »

Pour le sociologue Ugo Palheta, auteur de la Possibilité du fascisme (la Découverte) , « le capitalisme porte en germe le fascisme », même si ce n’est pas une fatalité. Pour écarter le danger, il faut construire un nouveau clivage de classe.

Avant même de définir le fascisme, vous évacuez le concept de populisme que vous jugez trop « vague »…

Ugo PalhetaD’un point de vue scientifique c’est une catégorie qui n’a pas beaucoup d’intérêt parce qu’effectivement elle est fondée sur des critères extrêmement flous, en particulier la démagogie. Un populiste serait pour l’essentiel un démagogue. lire la suite

RAPPORT DU GIEC SUR LES 1,5 °C : Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits !

Sans surprise, le rapport spécial du GIEC sur le réchauffement de 1,5 °C maximum confirme que les impacts du changement climatique anthropique sont redoutables et ont été sous-estimés, tant sur le plan social que sur le plan environnemental.

Une raison de plus pour participer au rassemblement Climat, ce samedi 13 octobre à 14 h au Miroir d’eau à Nantes.

Le réchauffement de 1 °C que nous subissons déjà suffit à causer des drames importants : vagues de chaleur sans précédent, cyclones ultra-violents, inondations, fonte des glaciers et dislocation des calottes glaciaires. Ces phénomènes donnent la mesure de ce qui nous attend si le réchauffement anthropique n’est pas arrêté au plus vite. La catastrophe n’est plus évitable, mais il reste possible et indispensable de la limiter au maximum.

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Bocage en péril ! – 12 octobre – Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la Zad

Rassemblement à l’appel de Naturalistes en lutte , association NDDL Poursuivre Ensemble , COPAIN 44, Coordination des organisations pour le soutiens aux projets de la Zad (dont le NPA est membre) , des habitant.e.s et paysan.ne.s de la Zad.

Le 12 octobre prochain à Nantes se tiendra le prochain comité de pilotage sur l’avenir de la ZAD. A cette occasion, nous appelons à un grand rassemblement devant la préfecture de Nantes pour défendre un avenir commun dans le bocage.

Le comité de pilotage, rassemble la chambre d’agriculture, les principaux syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale, confédération paysanne), l’association des agriculteurs historiques impactés (adeca) et celle des agriculteurs compensés après avoir accepté de laisser leur terre pour l’aéroport (Amelaza), des forestiers privés (fransylva), les élus de la CCEG et du Conseil départemental, sous l’égide de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et de la préfecture de Loire-Atlantique. En sont absents une bonne partie des usager.e.s, paysan.ne.s et habitant.e.s du territoire, ainsi que des acteurs.trices du mouvement qui a préservé victorieusement le bocage, entre autres les associations naturalistes. Le comité de pilotage est pourtant censé décider des grandes lignes de l’avenir de la ZAD en matière d’agriculture, d’environnement, d’urbanisme, et d’aménagement du territoire.

En réalité, le comité de pilotage semble vouloir mettre en œuvre une stratégie gouvernementale à courte vue : une grande braderie des terres agricoles et des zones sensibles d’un bien commun arraché à la destruction de haute lutte ! L’Etat cherche à refiler la patate chaude en revendant au plus vite les terres de la ZAD au conseil départemental et aux anciens propriétaires privés.

Pour l’instant, le gouvernement refuse de trancher en faveur de nouvelles installations en agriculture paysanne dans une époque où il faudrait pourtant enfin mettre fin à l’accroissement infini et dévastateur de l’agriculture productiviste. De même, il refuse de reconnaître qu’un habitat auto-construit sur la ZAD est bien moins nocif et beaucoup plus inspirant que les pavillons qui partout prolifèrent. Il fait obstacle à l’idée d’un avenir pour le bocage qui soit construit par ses habitants.e.s ainsi que celles et ceux qui ont lutté pour le défendre ; et non par ceux-là même qui – hier encore – voulaient le détruire pour y construire un aéroport ! Il ne prend pas pour l’instant les dispositions qui permettraient de continuer à préserver la biodiversité exceptionnelle de cette zone humide et à se mettre ici comme ailleurs à la hauteur des enjeux climatiques actuels.

Pour notre part, nous refusons la vision portée jusqu’ici par le COPIL. Si le projet d’aéroport est définitivement mort et enterré ; si ce bocage, ses haies, ses mares, ses prairies et ses forêts sont pour l’instant à l’abri du bétonnage et de la destruction pure et simple,il n’en reste pas moins en péril. Ces terres tout juste sauvées sont plus que jamais menacées par le développement d’une agriculture intensive sur une partie d’entre elles. Elles aiguisent les appétits de ceux qui voudraient agrandir leur ferme, tandis que les projets d’installations signataires de COP, comme les lieux de vie encore debout, restent en sursis !

C’est pourquoi le 12 octobre prochain, nous serons devant la préfecture, pour défendre : -

l’existence d’une paysannerie solidaire et d’une campagne vivante -

la constitution d’une réserve de terres préservées pour qu’elles aillent en priorité à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitation déjà compensées en argent et en terres à l’extérieur. -

la prise en charge par le mouvement et les usager.es du territoire des espaces boisés de la zad avec l’appui du collectif de bûcheron.nes, naturalistes, charpentier.e.s et poètes « abracadabois. » -

le maintien possible d’habitats alternatifs et d’un espace d’expérimentation en ce sens. -

la poursuite de ce qui s’est vécu et construit sur la ZAD en terme de rapport au collectif et au partage, aux créations culturelles et sociales et aux liens avec d’autres terrains de résistances. -

l’idée d’un bocage comme bien commun à préserver.

Il nous a fallu quarante ans pour enterrer définitivement le projet d’aéroport, la perspective d’une nouvelle lutte de longue durée pour un avenir commun dans le bocage n’entamera pas notre détermination !

La Base n°1 – bulletin unitaire de Saint-Nazaire

A la suite du Forum Social du 13 mai et de la Marée populaire du 26 mai dernier, ce bulletin unitaire est lancé à l’initiative de militant-e-s politiques, syndicalistes et associatifs qui souhaitent – sans renoncer à leurs identités – dépasser les clivages, partager leurs expériences et leurs idées pour combattre ensemble le gouvernement. Nous avons commencé à le faire depuis plusieurs mois et nous voulons aller plus loin avec LA BASE.

Lire en La Base n°1 en PDF

POURQUOI UNE NOUVELLE PUBLICATION ?

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MigrantEs : à Rennes, à Nantes, toujours la lutte !

Comme dans de nombreuses villes aux quatre coins du pays, les actions de solidarité avec les migrantEs se sont multipliées ces dernières semaines à Rennes et à Nantes.

À Rennes, rentrée précoce sur le front de la solidarité : dès le 20 août, un rassemblement avait lieu pour protester contre la mise à la rue de dizaines de familles de migrantEs, dont certaines avaient été hébergées en 2016 par nos soins au squat de la Poterie, puis prises en charge par la préfecture ou la mairie.

Actions et occupations en chaîne

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LOI « ASILE ET IMMIGRATION » : à propos du vote de Mme Dufeu Schubert

COMMUNIQUE DE PRESSE du 09/08/18 du Collectif « Uni-e-s Contre une Immigration Jetable » de la région nazairienne

La loi Asile-Immigration vient d’être définitivement adoptée à l’Assemblée Nationale le 1er août 2018.

A cette occasion, la position de Madame Audrey DUFEU SCHUBERT, députée de la circonscription, nous est enfin connue.

Mme Dufeu Schubert a voté POUR, POUR une loi qui aggrave la politique gouvernementale de migrations, politique que nous dénonçons, à l’instar des centaines d’associations et collectifs réunis dans les États Généraux des Migrations, experts de la question des migrations.

Madame la députée a donc pris clairement position, sans doute convaincue par les arguments du Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur la priorité à donner aux contrôles et au fichage aux mépris du droit, droit d’asile et droits humains, par différentes dispositions telles :

  • L’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours y compris pour les familles accompagnées d’enfants mineurs,
  • Jusqu’à quatre jours laissés au juge des libertés et de la détention pour intervenir après un placement en centre de rétention,
  • La réduction du délai pour déposer une demande d’asile,
  • L’absence de recours suspensif pour les personnes originaires d’un pays dit « sûr » qui demandent l’asile, pour celles qui demandent un réexamen ou qui sont considérées comme présentant un trouble grave à l’ordre public,
  • La systématisation des mesures de bannissement et la multiplication de mesures de surveillance à l’encontre des personnes étrangères,
  • La banalisation des audiences par visio-conférence,
  • La complexification de la procédure de reconnaissance de filiation et le durcissement de l’accès à un titre de séjour pour les parents d’enfants français,
  • Le durcissement sans précédent de l’accès à la nationalité française pour les jeunes né·e·s à Mayotte,
  • Le fichage des mineur·e·s isolé·e·s étranger.e.s,
  • La possibilité pour les préfectures de passer outre les avis médicaux dans le cadre de la procédure de régularisation pour raisons de santé.

Pour le Collectif UCIJ, la politique concernant les migrations ne peut se résoudre à des chiffres car derrière les chiffres, ce sont des êtres humains, des femmes, des hommes, des enfants !

Seule une politique ambitieuse et généreuse d’Accueil et de Solidarité est efficace pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Le collectif « Uni⋅e⋅s Contre l’Immigration Jetable » région nazairienne composé de
Citoyennes, Citoyens et organisations :

Artisans du Monde, ATTAC, CCFD, Comité Solidarité-Palestine, Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, EELV, FCPE, Femmes Solidaires, Fraternité protestante, FSU, LDH, LO, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Pastorale des Migrants, PCF, PG

Communiqué du NPA. Chantier Naval de Saint-Nazaire : la « nationalisation temporaire » n’est qu’une étape de la vente à Fincantieri

Communiqué du NPA, Saint-Nazaire, le 18 juillet 2018

Ce 11 juillet 2018, l’annonce de la reprise des parts coréennes de STX par l’APE, agence de l’Etat est la mise en oeuvre de choix financiers et judiciaires pris début 2017 avec la désignation de la société italienne Fincantieri comme repreneur de STX par le tribunal de commerce de Séoul ( suite d’une longue série de reprises (Alsthom, norvégien Aker Yard, Sud Coréen STX).

En fait de « nationalisation temporaire » (annoncé en mai 2017 par Macron lors de son déplacement à Sant Nazer -le premier en région-), c’est une nouvelle étape de la vente à Fincantieri. En début 2019, avec 51% des parts, Fincantieri sera le maître.

Quand aux « intérêts stratégiques de la France », ils devront s’accomoder de la politique des dirigeants de Fincantieri, hors des règles de l’industrie navale mondiale. Leurs nombreuses affaires en justice devraient alerter notre Jupiter éclairé et tous les collaborateurs dans ce montage financier.

Pour le NPA, la pérennisation de la Navale en France passe plus que jamais par la nationalisation sans indemnité ni rachat et par un statut unique de tous et toutes les salarié-es.

Comité NPA Sant Nazer et Presqu’île

En images : vague populaire de 6000 personnes à Nantes