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Notre-Dame-des-Landes : Une justice politique, qui laisse mutiler les manifestants, saccage l’environnement et méprise l’emploi

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste de Loire-Atlantique, Nantes, le 18 juin 2015
Affiche NPA NDDLLe tribunal administratif de Nantes a examiné aujourd’hui les recours déposés par les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes au titre de la loi sur l’eau et de la protection des espèces. Le jugement ne sera rendu que dans quelques semaines, mais déjà le Commissaire du gouvernement rejette les recours. Ce n’est pas surprenant, car dans ce dossier, il n’y a pas de justice équitable, mais une succession de jugements politiques.

La grève de la faim du printemps 2012 avait contraint le candidat Hollande à ne pas expulser la Zad jusqu’au jugement des recours.

Une trêve politique vite rompue par le gouvernement, notamment lors de la manifestation de février 2014. La justice, en classant « sans suite » les plaintes des trois manifestants qui ont perdu un œil, lui a octroyé un véritable permis de mutiler les opposants au projet.

C’est aussi un permis de saccager l’environnement que le tribunal administratif s’apprête à délivrer. Les espèces soi-disant « protégées » de Notre-Dame-des-Landes ont besoin d’une zone humide, saine, protégée des grands projets bétonneurs tout autant que des ravages de l’industrie agroalimentaire.

Cette justice refuse de les protéger ? A nous de l’imposer, car les conditions de vie de ces espèces sont aussi les nôtres : nous avons droit à une eau saine, à une nourriture saine, à un environnement sain.

C’est enfin un mépris de nos emplois de la part du gouvernement et du patronat. La population a besoin d’emploi durables, protégés des rêves de gloire des politiciens et des fausses promesses des groupes du BTP. L’étude que la CGT 44 s’apprête à rendre publique le démontre : ce ne sont pas les voyages en avion du patronat local qui créeront les emplois dont nous avons besoin.

L’enjeu pour les gouvernants et le patronat du BTP est de démarrer au plus tôt les travaux de destruction de la Zad. C’est à dire expulser les occupant-e-s, au risque de nouvelles mutilations, ou d’une mort tragique comme celle de Rémi Fraisse au Testet. Nous ne le permettrons pas !

Le NPA appelle à préparer la riposte, en participant massivement au rassemblement des opposants des 11 et 12 juillet à Notre-Dame-des-Landes et à toutes les actions de défense de la Zad.