Révolte en Bretagne : quelles leçons, quelles perspectives ?

Les comités NPA de Saint-Nazaire et Nantes ont organisé les 2 et 3 décembre deux réunions pour débattre de la révolte en Bretagne. Deux initiatives dont l’objectif était d’apporter des éclairages sur les enjeux de ce mouvement qui a fait polémique et les tâches des anticapitalistes.

L’intervention des camarades de Quimper a porté principalement sur l’appel des salarié-e-s licencié-e-s de Basse-Bretagne, celui qui a conduit aux rassemblements du 2 novembre à Quimper puis du 30 à Carhaix.

Le débat, nourri de nombreuses questions et réactions, a mis en évidence les difficultés d’un mouvement émanant d’entreprises agroalimentaires peu syndicalisées où la conscience de classe reste faible, la place de l’auto-organisation face à la récupération des directions politiques et syndicales, le mépris social et régional.

La discussion a également pointé la difficulté de faire émerger un pôle ouvrier visible dans un conflit instrumentalisé par le Medef, la FDSEA, et l’Institut patronal Locarn à travers le combat contre l’écotaxe.

Pour les participante-s, la solidarité ouvrière bretonne montre la voix et met en évidence la nécessité de coordinations des luttes à l’échelle du pays et de l’Europe.

Les entreprises en faillite actuellement en Loire-Atlantique (Gad, les sous-traitants des chantiers navals comme Baudet et SMH…) sont les premières concernées.

Dommage que les organisations syndicales ne relèvent pas le défi de l’unité des luttes contre les licenciements.

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