Archives pour la catégorie libre expression

Et maintenant, on fait quoi ?

Témoignage d'un militant du NPA dans la lutte d'occupation des locaux de l'université de Nantes par les jeunes migrant.e.s.
Vendredi 1er décembre, froid hivernal.
En rentrant dans le bâtiment occupé, la chaleur vous accueille, le froid dehors rappelle pourquoi il faut se battre, ces jeunes ne doivent pas passer l’hiver dehors.
À 10h30 le président de l’université, Olivier Laboux, est entré dans la « zone occupée », accompagné de son équipe de conseillers. Ils visitent les salles, vérifient l’état des lieux et entrent dans la cuisine, alors que les jeunes et étudiants prennent encore leur petit déjeuner.

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L’occupation s’étend, on s’offre le Château du Tertre

Témoignage d'un militant du NPA dans la lutte d'occupation des locaux de l'université de Nantes par les jeunes migrant.e.s.

 

« À nous la vie de Château »  Banderole flanquée sur le fronton du Château.

Lundi 27 novembre, 19h30 , Château du Tertre.

 

Le hall est plein, à l’extérieur les gens se pressent, s’agglutinent à la porte d’entrée. Une militante annonce qu’on doit rentrer dans le Château pour assister à la conférence. Les derniers étudiants et curieux finissent leur cigarette. À l’intérieur, une pétition fini de tourner, on discute, on s’empare du sujet et on s’indigne. 
Des professeurs sur le côté, des migrants dans la salle, au milieu des étudiants, syndicalistes et militants divers.  Continuer la lecture de L’occupation s’étend, on s’offre le Château du Tertre 

Occupation de la fac, intégration des mineurs isolés !

Témoignage d'un militant du NPA dans la lutte d'occupation des locaux de l'université de Nantes par les jeunes migrant.e.s.

Jeudi 23 novembre 2017.

Sous sol du grand bâtiment Censive, au fil de la journée, les activités s’organisent.

S’approprier la fac pour mieux lutter

Entrez dans le bâtiment, faites cette occupation un peu vôtre. Bâtiment occupé n’est pas fermé.

Des étudiants curieux viennent voir ce qui se passe à l’intérieur, rien qui ressemble à des barricades, une porte ouverte, des salles où l’on discute. On s’exerce, on se forme, on s’affirme.  Continuer la lecture de Occupation de la fac, intégration des mineurs isolés ! 

Résister et lutter : « Je vous demande d’entendre le cri de la Guyane »

Nous publions une lettre ouverte de Mme R*, reçue à Nantes (ancienne ville de trafiquants d’esclaves) depuis la Guyane. Adressée au Président Junker, elle décrit les ressorts de la révolte en cours.
Elle est accompagnée d’une vidéo réalisée lors de la marche du mardi 04 avril 2017 à Kourou vers le centre spatial guyanais. Comme en Guyane, le mot d’ordre pour nous est : « Résister et lutter ».

Monsieur le Président Junker

Je viens vous parler de mon pays : la Guyane française. Continuer la lecture de Résister et lutter : « Je vous demande d’entendre le cri de la Guyane » 

Amiante à Nantes : « Des institutions publiques ou privées au service des industriels empoisonneurs »

Entretien. Francis Judas est l’un des porte-parole de l’intersyndicale amiante Tripode, qui regroupe les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, Solidaires et Unsa des implantations locales de l’Insee, des Finances publiques et du ministère des Affaires étrangères et du développement international (Maedi). Avec lui, nous revenons sur un combat de plusieurs décennies contre l’amiante, pour la santé des travailleurs.
Peux-tu revenir sur l’historique de ce bâtiment situé à Nantes ?

Le Tripode Beaulieu était une tour de 18 étages qui a été occupée à partir de 1972 par des fonctionnaires et agents de l’État des Finances (Insee et Trésor public) et du ministère des Affaires étrangères. Un restaurant interadministratif fonctionnait au rez-de-chaussée.

Dès le milieu des années 1980, l’intersyndicale s’est construite autour des doutes sur un matériau omniprésent dans cette tour, l’amiante. En effet, les plafonds de l’en Continuer la lecture de Amiante à Nantes : « Des institutions publiques ou privées au service des industriels empoisonneurs » 

(État d’urgence) Il y a pas mal de militants emmerdés. Aujourd’hui, on ne peut plus séquestrer les patrons tranquillement. Et ça c’est un problème.

Philippe Poutou, ouvrier et porte-parole du NPA dans » On n’est pas couchés » le 25 février 2017

« Être de gauche, c’est arrêter de mépriser les ouvriers » (Karl, docker à Saint-Nazaire)

Être de gauche, c’est arrêter de mépriser les ouvriers, de les trouver sales et encombrants quand ils sortent dans la rue. Ce sont eux qui font la richesse de la France !

Certains politiques, comme Olivier Besancenot ou Philippe Poutou, parlent de nous avec respect. Eux connaissent le travail. Les autres ne sont pas fatigués. Forcément, dormir à l’Assemblée nationale ou au Sénat, c’est facile. On peut faire ça jusqu’à 80 ans sans problèmes. Quand on n’a jamais mis les pieds dans une usine, sauf cinq minutes pour se laver les mains, que sait-on ? Ceux qui sont au pouvoir ne savent pas ce que c’est de s’user le corps à cravacher toute une journée, par tous les temps(…)

Les gens sont en colère. Ils n’en peuvent plus d’être pris pour des imbéciles, pour des moins-que-rien. Un jour, on va se retrouver avec l’extrême-droite, à cause de leur mépris. Et on accusera encore les Français de base, les ouvriers, en les traitant d’abrutis.

Karl Montagne, 52 ans, docker à Saint-Nazaire, cité par Bastamag dans sa série #imaginelagauche.

A lire aussi : Être docker, à l’heure de la mondialisation des produits toxiques , par Nolwenn Weiler